Rupture de contrat CDD coronavirus

Bonjour,
J’espère que vous allez bien et que vous pourriez m’aider.
Je suis française et j’habite en France, j’ai eu mon tout premier CDD de 7 mois normalement de début janvier a fin juillet 2020 à un taux horaire de 60% à Genève.
Hors vu le contexte actuelle à cause du coronavirus, mon contrat s’est rompu le 4 avril, sur le contrat de travail il est indiqué que ma période d’essai est de 2 mois.
Je toucherai le salaire du mois d’avril et de mai (+vacances non pris etc) … Est-ce « légale » de rompre un CDD avant la fin du contrat et après la période d’essai ?
Je suis libre de mes obligations de travail dès maintenant et le CDD va se résilier le 31 mai 2020.

Puis-je postuler aux chômage ? Car officiellement je n’ai travailler que 3 mois mais sur le papier mon contrat s’arrête le 31 mai… Et si oui, comment cela se passe pour les frontaliers ?

Je ne m’y connais absolument pas vu que c’est mon premier contrat, j’espère que vous pouvez m’aider à éclaircir. En vous remerciant d’avance.

À mon sens, cette rupture unilatérale est illégale. Un CDD ne peut être rompu après sa période d’essai (qui doit être précisée dans le contrat) qu’en raison d’une faute de l’employé (rupture de confiance, tous ça…). Le Coronavirus n’est pas de votre faute à priori…

Si par contre vous avez signé comme quoi vous êtes d’accord de résilier, cela devient légal.

https://m.tdg.ch/articles/30594197
Code des Obligations 334
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19110009/index.html#a334
Code des Obligations 337, alinéa 3
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19110009/index.html#a337

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Merci de votre réponse,

Je n’ai rien signé, ils m’ont juste appelé par téléphone pour me dire ça …

Je ne connaissais pas mes droits. Merci

Après le coronavirus c’est aussi une situation très particulière. Quelque chose d’exceptionnelle, du jamais vu. Donc je pense qu’il est très difficile de s’avancer sur le fait que se soit légal ou pas vu que l’on a jamais été dans un tel contexte.

Il est préférable d’être en bon terme avec son ancien employeur pour retrouver un emploi, car vous allez avoir besoin de sa lettre de recommendation pour trouver un autre emploi. Aussi, il est très courant que le potentiel nouvel employeur contact l’ancien employeur pour savoir comment était la personne au travail. C’est quand même mieux de rester en bon terme avec son ancien employeur pour mettre toutes ses chances de son coté.

Le Coronavirus c’est un drame pour les entrepreneurs, commerces et patrons d’entreprise en Suisse. Beaucoup d’entreprises ou commerces vont mettre la clé sous la porte, il est important que chacun y mette du sien. Ne scions pas la branche sous laquelle on est assis. Ils vous payent 2 mois a rien faire, vous perdez au final que 2 mois, c’est surement un bon compromis pour les 2 parties.

Bonjour,

Belle explication mais la personne intéressé doit tout de même savoir si son entreprise a fait cela légalement ou pas.

Mais il n y a aucune jurisprudence liée a une pandémie, difficile de vraiment savoir si c’est légal ou pas. Ils viennent d’annoncer les chiffres du chômage et c’est vraiment pas bon, ça explosé en Suisse romande. Beaucoup se font licencier avec pour simple motif « raisons économiques ». Regardez le témoignage d’une personne qui vient de se faire licencier dans un article de journal

Vanessa employée de commerce, comme plusieurs de ses collègues, s’est fait signifier son licenciement pour «raisons économiques» mi-mars.
En attendant, elle cherche du travail. Même si l’obligation de prouver ses recherches auprès des ORP a été suspendue, Vanessa a envie de voir l’avenir avec plus de sérénité. Certes, l’administration se montre plus flexible. Mais le problème, c’est que «tout tourne au ralenti. Il y a tout au plus une offre par semaine qui correspond à mon profil.» En seulement deux semaines, le nombre d’offres de postes répertoriées sur les sites d’annonces a effectivement chuté de 26%, indiquait lundi Adecco, sans livrer de chiffres absolus.

Je cite le 337.

« Le juge apprécie librement s’il existe de justes motifs, mais en aucun cas il ne peut considérer comme tel le fait que le travailleur a été sans sa faute empêché de travailler. »

Le coronavirus n’est pas de sa faute. Les mesures non plus. Un CDD ne peut pas être rompu avant son terme en dehors de ce cas exceptionnel.
On retrouve du travail même avec une mauvaise expérience passée, j’en suis la preuve vivante.

Si vous voulez continuer à travailler en suisse La réponse de Testa et de loin la meilleure
Le code du travail en suisse n a rien à voir avec la France
Le quel et le meilleur ?
France 8.5 % de chômage depuis peu
Car avant Macron 12 a 14 % pendant plus de 30 ans
La suisse 2 a 3 % de chômeurs
Car les licenciement sont facile
Courage

Votre conseil est de mauvais aloi.

Que va penser un employeur d’un candidtat dont un CDD s’est terminé prématurément?

Il va penser, avec raison, que l’employé a commis une faute grave justifiant le licenciement immédiat, puisque seul ce cas est accepté par la loi et qu’un accord commun serait présenté comme une démission, pas un licenciement.

Retrouver du travail avec une faute grave au cul, ça, ce n’est pas facile.

Expliquer qu’on a bossé avec un margoulin, qui probablement ne s’est pas gêné de demander le chômage partiel pour son employé réellement licencié, c’est très compréhensible et honnête. Et on aime l’honnêteté, bien plus que le licenciement.

Merci donc de garder vos calques français pour la France. Ce n’est pas parce que les licenciements sont faciles que la Suisse a si peu de chômage. C’est parce que ça fonctionne et donc que nous dénonçons les actes répréhensibles.

Mais oui que ça vous plaise ou pas
tous les pays qui ont une Méthode de licenciement facile ont très peu de chômeurs
En suisse même avec 30 ans dans un
Établissement c 3 mois de préavis
USA le licenciement et quasi dans la journée
Sans recours
GB et Allemagne fait parti à peu près
Du même style
Tous ses pays ne dépasse pas les 4 ou 5 %
De chômeurs
Et c est pas Vous qui allez m empêcher de
Dire ce que je pense

@JMC Je partage votre avis. La facilité de licenciement est un facteur (pas le seul, d’autres facteurs aussi) du faible taux de chômage de la Suisse.

Likorn est syndicaliste, donc vous comprendrez pourquoi il est aussi radical dans ses réponses… Ce qu’il ne voit pas c’est le drame économique et social qui se joue et les employés doivent pas scier la branche sur laquelle ils sont assis, j’entends par là que beaucoup d’employeurs sont au bord de la faillite actuellement, donc trouver un compromis pour aider l’employeur a s’en sortir et que l’employé s’en sorte est a mon avis un bon compromis a la Suisse (l’employeur paye madame 2 mois a rien faire et madame sera 2 mois plus tôt au chômage). Si on aide pas les employeurs il y en aura plus et on ne pourra plus financer le social et la les syndicaliste vont venir pleurer.
Moi justement c’est une des raison qui m’a poussé a quitter la France, je ne supportais plus cette mentalité malsaine qui règne en France et le patron est un vilain. En Suisse c’est très différent on trouve toujours un compromis. Mon entreprise est en difficulté, pas de problème je travaille quelques heures a l’oeil car je sais que c’est pour le bien de mon entreprise et de l’intérêt général.

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Vous n’en savez strictement rien. Mais alors rien du tout.
Ce n’est pas parce que j’ai été membre d’un syndicat que je ne peux pas comprendre les problèmes d’une entreprise ni de ses dirigeants. Tenez, imaginez que j’ai même dans ma vie viré des gens. Incroyable n’est-ce pas?

De toute manière, illégal ou pas le licenciement est effectif, la question est maintenant, simplement, d’avoir un CV qui permette de retrouver du travail. Or avec un CDD rompu c’est mal parti. C’est un fait.

Par ailleurs, des patrons comme des employés malhonnête, j’en ai vu. Cela n’est pas une question de milieux social.
Mais c’est toujours condamnable, et ça doit l’être!

Cela dit, parfois des erreurs sont commises, et elles se résolvent alors simplement par du dialogue.