Licenciement économique individuel pendant confinement et période de coronavirus

Bonjour à tous ,
Voilà je suis frontalière depuis 9 mois j’ai un contrat embauché ; et pendant le confinement je reçois un appel de la responsable me prévenant que je serais licencié pour des raison économique et surtout à l’an fin du mois d avril donc pendant le confinement je vois avoue que je ne sais quoi faire elle m’a mis d’une une situation compliquée comme ça du jour au le demain ! Mais ce qui es très bizard se sont les conditions à savoir que nous sommes une équipe de 5 personnes et je ne suis pas là dernière à être arrivé dans l entreprise , que les personnes arrivées après moi sont des célibataires sans enfant qui habitent chez leurs parents contrairement à moi qui suis seule avec enfant sachant également qu’ils n’ont même pas proposer un replacement dans l entreprise et sachant également que j’ai les meilleurs résulta du store , voilà je souhaiterais savoir ce que je peut faire contre ça car ils profite de cette situation actuelle du coronavirus pour licencier sans aucun scrupule ni raison valable car le licenciement économique bizard sachant que jusqu’à septembre c’est l état qui paie les employer et ont ils le droit de me licencier pendant le confinement ? Sont ils dans leurs droit de licencier le salarié ayant les meilleurs résultats ? Leurs licenciement est il justifié ? Que puis je faire car j’en me sent injustement traité et personne pour défendre mes droits merci par avance pour vos réponses .

Ces dernières semaines on a eu plein de cas de frontaliers se faisaient licencier.

La Suisse a un code du travail beaucoup plus souple que la France, l’employeur est en droit de licencier pour raison économique. Vous travaillez depuis moins d’un an, le préavis de licenciement est donc de 1 mois. Vous n’avez pas grand chose a faire a part vous inscrire au chômage a pole emploi en France.

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Très bien je vous remercie pour votre réponse

le probleme dans cette histoire, c’est que la caisse de chomage côté geneve traîne des pieds pour delivrer le doc U1 qui sert à toucher le chomage en france (quelques semaines d’attente pour ne pas dire plus)

les entreprises suisses savent qu’elles n’auront pas de probleme de finances à partir du moment ou c’est la france qui recupere leurs chômeurs

desolé mais cela ressemble à une épuration frontalière.
reste à savoir si les patrons suisses vont ré-employer les frontaliers licenciés

Tesla oui je suis d’accord sauf que je ne comprends pas ou sont les droit du salarié à ce moment là ? Comment se fait il qu’il puisse licencier pour cause économie sans problème y’a t il pas des Lois en suisse quand même ? Qui protège le salarié ? J’ai bien envie de les secouer quand même ;7Mon licenciement est abusif j’ai énormément de preuves mais que puis je faire ? Rien ?je vous précise aussi que dans mon entreprise il y a également 2 employés frontaliers célibataires sans enfant qui sont arrivés après moi mais qui n’ont pas été licenciés…

Fondamentalement, en Suisse, on a légalement le droit de vous licencier sans motif.
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19110009/index.html#a335

Le motif n’est obligatoire que pour licenciement immédiat. Il doit être « juste », au sens de grave.
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19110009/index.html#a337

Par ailleurs, seul les motifs discriminatoires sont interdits : donc la race, la couleur, la religion ou l’orientation sexuelle. Il n’est pas prévu de réintégration mais, au maximum, 6 mois de salaire en indemnité.
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19110009/index.html#a336

Enfin, il n’est pas possible de rendre nul un licenciement en dehors des cas lié au moment de la résiliation : mobilisation, grossesse et maladie (mais seulement quelques mois, après c’est de nouveau possible)
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19110009/index.html#a336c

Voilà. Votre licenciement est absolument valable et légal.

Bonjour,
Le fait de vous garder vous plutôt qu’un nouveau salarié n’es pas une règle. L’employeur a le choix de licencier qui il veut. S’il vous licencie à cause du contexte actuel c’est qu’il a sûrement de bonne raisons de le faire et vous n’êtes pas la seule concernée, Il y’a des centaines de personnes dans votre cas.

La Suisse a un code du travail très souple, beaucoup plus souple que le Français. Entre le système anglo-saxon et le système Français ou on licencie facilement et on recrute facilement. Si vous préférez avoir plus de protection du salarié alors je vous conseille de chercher du travail en France. La Suisse n’est pas la France.
Vous concernant, l’employeur est en droit de vous licencier sans motif (et oui on est pas en France). Son obligation est de vous donner 1 mois de préavis (car vous êtes employé dans l’entreprise depuis moins d’1 an). Vous devez juste l’accepter et passer a autre chose. Allez vous inscrire au chômage en France.

Oui les frontaliers sont les plus grand perdant de cette crise, ils sont une variable d’ajustement en cas de crise, ils sont souvent les premiers a sauter. J’en discutais avec un ami Suisse, il me disait qu’il y a une prise de conscience, que la Suisse dépend beaucoup trop de frontaliers dans certain secteurs comme la santé (infirmier…) et qu’en cas de problème comme ce que l’on vit actuellement ça peut poser problème. C’est pour ça que l’on voit de plus en plus d’hôpitaux d’exiger que les nouveaux infirmiers étrangers résident en Suisse pour des CDI et que le parlement Suisse est en train de négocier une enveloppe de 500 millions supplémentaire pour augmenter drastiquement le nombre d’infirmiers formés en Suisse et moins dépendre de l’étranger. Cette crise va être un accélérateur de ce changement. Beaucoup se plaignent que le Tessin n’a pas fermé ses frontières avec l’Italie comme l’Autriche l’a fait dès le début de la crise, le conseil fédéral ne l’a pas fait car il y a un grand nombre de frontalier Italiens qui travaillent au Tessin et que l’économie aurait été paralysée. Résultat des courses ils n’ont pas fermés les frontières dès le début comme l’Autriche l’a fait et on a 2 fois plus de mort en Suisse qu’en Autriche et l’économie du Tessin… Après cette crise tous les pays vont vouloir moins dépendre de l’étranger. On va voir déjà si les Suisses votent contre la libre circulation prochainement. Cette crise va beaucoup changer de chose.

et ouais, facile

si il n’y avait pas eu les soi-disant infirmiers, eres frontalieres, quelque soit le drapeau, pour qui je leur tire mon chapeau, la suisse n’aurait pas pu contenir ce virus. Le probleme des suisses, c’est qu’ils ne veulent pas faire le travail « des petites mains » et les renvoient quand ils veulent, ils embauchent « des têtes pensantes », et ils oublient le reste.
en esperant que cela change, mais perso, je n’y crois pas trop.
le probleme des frontaliers existera toujours, la suisse embauchera des frontaliers d’horizons differents que les pays europeens, ce qui se pratique déjà en soin infirmiers puisqu’il y a un poste crée entre infirmier(e) et aide soignant(e) pour eviter de payer des salaires en consequence.
les salaires vont donc partir à la baisse
dans le domaine infirmier, tous les cadres sont suisses et le reste des frontaliers
je plains les nouveaux frontaliers dont mon fils fait partie, et je lui ai conseillé de partir

Sur la RTS l’autre jours ils disaient que seulement 43% des infirmiers travaillant en Suisse sont formés en Suisse, c’est pour ça que le parlement est en train de voter 500 millions de budget pour augmenter significativement le nombre d’infirmiers formés en Suisse et de ne plus dépendre de l’étranger pour un secteur stratégique comme la santé (et la crise du coronavirus ne fait que réveiller se besoin de moins dépendre de l’étranger, au Tessin, ils n’ont pas pu fermer les frontières car ils emploient trop de frontalier dans les hôpitaux Tessinois) . D’autre part, de plus en plus d’hôpitaux vont exiger a ce que les infirmiers étrangers résident en Suisse. Donc s’ils augmentent significativement le nombre d’infirmiers formés en Suisse et le et les 15-20% qui vont manquer, ils demandent a ce qu’ils résident en Suisse, c’est a mon avis possible. Le Canton de Vaud a plus ou moins réussi cette stratégie. Ils forment plus d’infirmers en proportion de la population que les autres cantons et la plupart des hôpitaux publiques, demandent maintenant que pour des CDI les infirmiers étrangers résident en Suisse. Dans le reportage ils disaient que le canton de Vaud arrivait a former 58% de ces besoins (beaucoup plus que dans les autres cantons en Suisse romande) et que les infirmiers étrangers résident pour la grande majorité dans le canton car Vaud ne compte que 11% d’infirmiers frontaliers, chiffre amené a diminuer.
Donc, la stratégie de former plus d’infirmiers en Suisse et pour le personnel manquant demander a ce qu’ils résident en Suisse est tout a fait réaliste a mon avis.

d’accord sur ce point tesla, mais cela ne m’empêchera pas de penser que le personnel manquant sera frontalier resident, et des que peut, il ou elle repassera la frontiere, a suivre…

On fait comment pour le devenir ? :grin:

il suffit de demenager en suisse quelques mois puis revenir en france :stuck_out_tongue_winking_eye:

Ca va pas aider a faire aimer les frontaliers de la population Suisse. Et puis faire ce manège a chaque fois que l’on doit changer d’employeur est franchement épuisant.

Je ne connais pas bien les autres cantons, mais sur Vaud il y a des milliers d’infirmiers Français qui résident en Suisse et qui sont très content d’y résider (sur 42% d’infirmiers étrangers seul 1/4 sont frontaliers (11% d’infirmiers frontaliers dans le canton de Vaud)). La Suisse n’aura aucun problème a trouver des Français ou autres européens qui soient content de résider en Suisse. La femme (Française) d’un de mes potes Français dans le canton de Vaud est infirmière et cela ne lui a jamais traversé l’esprit d’être frontalière.

On verra bien dans 5 ou 6 ans mais je suis persuadé qu’il y aura considérablement moins infirmiers frontaliers. La Suisse a bien compris qu’elle ne peut dépendre de l’étranger pour un secteur aussi stratégique que la santé.

Merci pour vos précisions c est gentil

la suisse ne peut pas pretendre assumer tous les secteurs strategiques, elle n’y arrivera pas tesla, ne serait-ce que la santé ou autre domaine, elle aura toujours besoin de main d’œuvre bon marché pour assurer les taches que les suisses ne veulent pas faire tout comme la france, wait and see…
ex: enleve tous les chauffeurs TPG geneve, ben, pratiquement plus personne…
90% des chauffeurs qui s’occupent de la logistique Migros sont français, le BTP, etc…
on ne changera pas le monde de la finance, ah pognon quand tu nous tiens…

De rien, et bonne chance surtout!

On voit que tu es très mal renseigné…En 2015 Poggia a demandé au TPG de ne plus recruter aucun frontalier et de former des chômeurs Genevois. Résultat. Le nombre de Chauffeur frontalier au TPG est passé de 70% en 2015 a 42% en 2017 et a 28% fin 2019.

Des ex-chômeurs au volant des TPG

Enquête Depuis 2015, la régie publique a engagé près de 140 conducteurs, dont la moitié provient de l’Office cantonal de l’emploi. Certains dénoncent une discrimination à l’encontre des frontaliers.

suivant la directive sur la préférence cantonale chère à Mauro Poggia, conseiller d’Etat en charge de l’Emploi, les TPG veulent renforcer leur tentative de réduire le taux du chômage local. «Plus de 50% de notre financement provient de l’Etat, c’est normal que l’on donne en retour, explique Eric Spielmann. Cela fait d’ailleurs plusieurs années que nous collaborons avec l’OCE. Donner une chance à un chômeur, en lui payant en plus une formation, est aussi très bénéfique pour nous. Celui-ci est, en effet, d’autant plus motivé au travail.»

Résultat: sur les 1130 conductrices et conducteurs TPG recensés à la fin de l’année 2016, 58% résident en Suisse, dont 55% à Genève, et 42% résident en France. Chiffres à l’appui, force est de constater qu’au cours des cinq dernières années, le nombre d’employés vivant en Suisse n’a cessé de croître aux TPG – passant de 1020 à 1082 – tandis que celui des collègues domiciliés en France diminuait (de 859 à 803). Certains dénoncent une discrimination à l’encontre des frontaliers. «Avec quelle impudeur les autorités cantonales genevoises se targuent de violer les principes qui fondent les accords bilatéraux et de libre circulation tout en les défendant publiquement à chaque votation!» s’emporte Antoine Vielliard, maire de Saint-Julien, sur son blog hébergé par notre journal.

Article de mars 2017

Au TPL a Lausanne, il faut obligatoirement être résident, ils n’ont aucun problème a recruter. On peut toujours trouver des étrangers qui sont ravis de résider dans le canton même pour des boulots pénibles.
Pour moi, la santé est le secteur le plus stratégique donc quand la confédération parle d’octroyer 500 millions pour former beaucoup plus d’infirmiers en Suisse, j’applaudis. et que de plus en plus d’hôpitaux publics demandent aux infirmiers étrangers de résider en Suisse j’applaudis. S’îl y a bien un seul secteur ou il ne faut pas dépendre de l’étranger c’est la santé. A cause de la dépendance des hôpitaux tessinois en personnel de santé, le tessin n’a pas fermé les frontières avec l’Italie dès le début de la crise comme l’Autriche l’a fait, avec toutes les conséquences que l’on connait, je trouve que c’est grave.

ne vois tu rien venir tesla? epuration frontaliere, obligation d’être resident
l’etat français a eu en 2018 771 millions d’euros de deficit d’allocations chomage frontaliers suisses
il ne va pas attendre trop longtemps puisque:
Face à ces inégalités, la Commission européenne a proposé en décembre 2016 que ce soit le pays d’emploi qui indemnise les travailleurs frontaliers, et non le pays de résidence. Sauf qu’en décembre 2018, le Parlement européen a voté, quant à lui, une mesure permettant au travailleur frontalier de toujours s’affilier au pays dans lequel il vit. Un accord entre la Commission, le Parlement et le Conseil européens devait être trouvé en mars 2019. Mais il n’a jamais été adopté, faute de majorité qualifiée au Conseil. Affaire à suivre…

Oui je suis d’accord avec toi @mr341 il y a de plus en plus de discrimination a l’emploi des frontaliers en Suisse. La priorité est donné aux étrangers qui vont résider en Suisse. Je n’ai pas réussi a avoir accès a l’article « Travailleurs frontaliers, les belles années sont derrières nous », l’auteur de l’article parlait surement de ça. C’est pour ça qu’un jeune diplômé Français qui vient de trouver un emploi en Suisse doit a mon avis choisir de résider en Suisse afin d’avoir plus d’opportunités et de perspectives de carrière a long terme ou même tout simplement d’être mieux payé.
Et tu as raison souvent les travailleurs frontaliers sont recrutés pour effectuer des métiers pénibles que les Suisses ne veulent pas faire (construction, hôtellerie/restauration, aide soignant…) mais si tu prends l’exemple du canton de Fribourg qui est loin de la frontière Française, où le nombre de travailleurs frontaliers est quasi nul, c’est portant le canton de Suisse le plus dynamique démographiquement et économiquement ces 15 dernières années, les travailleurs frontaliers ont été remplacés par des Portugais qui résident dans le canton. Si tu te ballades a Bulle (dans le canton de Fribourg) tu as l’impression d’être au Portugal (sur les balcons tu vois partout un drapeau suisse et un drapeau portugais), plus de 25% de la population est portugaise.

Bon @mr341 on s’éloigne de sujet de l’auteur je crois :wink:, on va arrêter cette discussion là.

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