Evain Lausanne optimisation Scoot plus Bateau

Bonjour.
Je viens de changer de travail pour aller à Lausanne.
Je pensais laisser mon scooter a Lausanne pres du port, pour faire Evia - Lausanne en Bateau, puis scoot jusqu’au taf pour réduire au maximum le trajet.
Est ce que certains d’entre vous le font ?
Le bateau est assez fiable ? Il semble que oui.

Gex semble pas mal loin, et question conduite de voiture, je suis pas trop pour. Du coup si le bateau est bien, alors cela semble avec un transport perso sur place pas trop mal.

Merci pour vos retour.

Timtom.

Il faut savoir que le bateau ne circule pas en cas de fort vent, depuis le début de l’année c’est quand même arrivé 6 jours. Il faut compter en moyenne 8 jours/an ou le bateau ne circule pas. Dans ces cas là pour aller travailler vous faites comment ?

Evian a Lausanne en bateau c’est quand même 35mn plus le temps d’attente au bateau plus le temps pour aller de chez vous au bateau plus le temps pour aller d’ouchy au travail. Il vous faudra au min 1h00-1h10 pour rejoindre le centre de Lausanne. Donc environ 2h15 de transport/jours, a la longue c’est usant. De plus tu n’as qu’un bateau tous les 1h15. Donc imagines si tu loupes ton bateau…
Mon mari travaille sur Lausanne et on a préféré habiter du côté d’Aigle en Suisse, c’est 28mn de train jusqu’au centre de Lausanne. Les loyers sont plus bas que sur Evian et il y a 1 train toutes les 30mn. C’est super fiable il circule tous le temps contrairement au bateau. Donc c’est 100 fois mieux que d’habiter a Evians. Car tu as aussi tous les avantages d’habiter en Suisse, meilleur assurance chômage, plus facile de trouver un travail avec une adresse Suisse, moins d’impôts (par exemple pas de taxe d’habitation en Suisse…). Ca revient bien moins chère d’habiter a Aigle en Suisse qu’a Evian
Vous ferez aussi de grosses économies de transports car le train arrive dans le centre de Lausanne donc pas besoin d’avoir un scooter.
Si vous avez un gros salaire et une famille vous pouvez vous mettre coté valais, nous on est a Vouvry (2km de la gare d’aigle mais c’est en valais). L’avantage du Valais c’est que les assurances maladies sont 35% moins chère que sur Vaud et bien moins chère que l’assurance maladie du frontalier, que les impôts sur le revenu sont 30% plus bas que sur France et que les loyers sont plus bas que sur Evians. Énormément d’anciens frontaliers se sont installés a Vouvry (valais) ou a Aigle. Mon mari prend le train avec eux le matin et le soir.
Le bateau oubliez.

Sinon une 2ième option est de vous prendre une colloc sur Lausanne, vous en trouvez pour 600CHF-700CHF (540 euros a 640 euros) avec eau chaude, électricité, internet compris ) ça vous coûtera bien moins chère qu’une location sur Evian plus les frais de bateau et vous serez a coté de votre travail.

Sinon 3ième option, vous pouvez vous prendre un appart de 50m2 a Lausanne dans les 1100-1200CHF plus charges. Ca vous fait 950-1050 euros. A Evian le même va vous coûter 750 euros mais vous devez ajouter 300 euros de frais de bateau et scooter donc en fait si vous incluez le tout ça vous revient bien plus chère (et même moins si vous prenez en compte que vous ne payez pas de taxe d’habitation en Suisse et un peux moins d’IR a Lausanne et que souvent on est un peu plus payé avec une adresse Suisse) et en plus vous économisez 2h15 de transport /jours et une bien meilleure qualité de vie du coté Suisse.
Regardez les appart (1 chambre séparée) entre 1000-1200chf/mois sur Lausanne
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Grand merci pour ton retour.
Tu es la premiere personne qui me dit que c’est mieux en Suisse.
Nous ne comptons pas habiter a Evian, mais autour. J’aurai un scoot entre chez moi et Evian, et entre Lausanne et mon travail.
Pour l’assurance Chômage; meme si j’espere ne pas l’utiliser, c’est proche entre france et Suisse.
LA taxe d’habitation va disparaitre, et les frais sont normalement bien moindres en France (J’ai la CMU a 400 € par mois pour une famille de 4 personne, en Suisse se serait plus). Pas de taxe sur les plaques d’immatriculation…
De plus le cout de la vie est moins chere coté français (viande 2x moins chere).
Mon salaire va etre de 109 KCHF; ce n’est pas un gros salaire, mais suffisant.
Ma boite rembourse 150 CHF du transport. donc le bateau couterai 150 CHF.
Je savais que Lausanne etait plus chere en impot que la France; mais Valais, je ne savais pas.
30% d’impot en moins, et question Charge securité sociales, je ne savais pas. Ca doit pour notre famille du coup etre proche de ce que je paie en FRANC, et transport moins chere. A reflechir.

Le soucis c’est le bateau pas fiable, 8 jours d’absence c’est trop… pour mon taf. Ils vont pas aimer., l’impossibilité d’acheter en Suisse sauf a ce couper un bras et aussi la durée de transport.
Je vais donc creuse la Valais, pour voir si ce n’est pas loin et si on paie vraiment 30% moins chere…

J’ai utilisé https://fr.comparis.ch pour voir l’impot. J’ai a vouvray j’ai 3600 CHF d’impot en plus que Geneve. JE ne comprend pas comment vous arrivez a payer moins d’impot en Valais.

109kchf marié 2 enfants ça fait un prélèvement a la source de

Retenue à la source

455.97 CHF

Mais vous pouvez récupérer environ 25% de cet acompte d’impôts en fin d’année en faisant les déductions assurances maladies, fris de transport… Donc au final vous aurez environ 360CHF/mois d’impôts en Valais soit 4320CHF d’impôts a l’année.

En France c’est Beaucoup plus. Faites le calcul. Mon mari est informaticien sur Lausanne. A vouvry on connait 4 ex frontalier d’Evians qui résident a Vouvry maintenant et qui travaillent sur Lausanne. Tous sont unanimes c’est plus économique financièrement, et plus pratique (seulement 29mn en train du centre de Lausanne depuis Aigle). Surtout que le bateau c’est la galère car ils ne fonctionnent pas 8 fois/an en moyenne a cause du vent. et il y en a peu donc si on en rate c’est la cata.

De plus vous n’avez pas d’impôts sur les values en Suisse. Si vous faites des placements actions… ce n’est pas négligeable. Mon mari qui joue beaucoup en bourse fait de sacrés économies de coté là
Vous n’avez pas de taxe foncière en Suisse.
Vous n’avez pas de CSGCRDS
En Valais il n y a même pas d’impôts sur les successions et donations.
Frais de notaires beaucoup plus faible qu’en France
Plaque voiture près de 2 fois moins chère en Valais que sur Vaud/Genève.

Assurance maladie on paye 192CHF/mois pour adulte et 60/mois par enfants jusqu’a 18 ans (les enfants n’ont aucune franchise, tout est remboursé). Moins chère que la LAMAL du frontalier.

En ce qui nous concerne (marié 2 enfants) on était frontalier. On a fait les calculs et on paye énormément moins d’impôts en résidant en Valais que sur France. On a donc acheté un grand appartement de 130m2 plus très grand jardin a Vouvry pour 490’000CHF (440’00 euros) il me semble.
Un peu dans ce style là mais au lieu du balcon on a un grand jardin
Appartement de 119m2 surface utile a l’est de Vouvry (proche du lac léman) a 480’000CHF (430’000 euros).
https://www.homegate.ch/v6/acheter/110091647
Sinon si vous préférez une belle maison individuelle il faut compter entre 500’000CHF (450’000 euros) et 550’000CHF. Par exemple cette belle maison a coté du lac léman a 585’000CHF (530’000 euros)
https://www.homegate.ch/v6/acheter/2148038704
Ou cette maison de 150m2 a Vouvry pour CHF 550’000CHF (500’000 euros).
https://www.homegate.ch/v6/acheter/2147931319
Un ex frontalier (Evians) qui loue actuellement un bien a Vouvry et prend le train pour Lausanne chaque jours a lui acheter une maison neuve a Vouvry. Il y en a encore a la vente. Ils construisent actuellement 16 villas neuves basse consommation avec jardin de 340m2 pour 640’000CHF (570’000 euros).

Frais de notaires bien inférieur a la France et surtout on économise la taxe foncière chaque année ce qui est loin d’être négligeable.

Aussi on fait de grosses économies avec nos enfants. Ma fille va a l’école publique en Suisse. Elle est de bien bien meilleure qualité qu’en France et elle est 100% gratuite. Le canton fourni même les fournitures scolaires et les livres gratuitement. Ils payent 100% des sorties scolaires. En France on aurait été obligé de mettre notre fille dans une école privées (200 euros/mois) et ça aurait été de moins bonne qualité qu’en Suisse et payer en plus les livres, fournitures scolaires et sorties… En Suisse les classes sont limitées a 20. Dans celle de ma fille ils sont 16. En France c’est le double. Il y a énormément plus de moyen matériel et humains. Enfin apprentissage des langues bien plus tôt, beaucoup en profondeur dans les matières scientifiques… Dans les frontaliers venu s’installé en Suisse l’éducation de leurs enfants joue aussi gros sur la balance. Si vous mettez tout boute a bout ça revient bien moins chère de loger a Vouvry par exemple, meilleur système éducatif pour les enfants, moins d’impôts, possibilité pour votre femme de travailler en Suisse…
Le Valais est le canton le moins chère de Suisse, tout est bien moins chère. Les services sont beaucoup moins chères que sur Vaud et surtout Genève. Par exemple on a un coiffeur pour 15CHF
La viande, fruit et légume on la prend directement chez le paysan ce qui revient bien moins chère qu’en Supermarché. Des prix presque aussi bas qu’en France mais avec une viande de meilleure qualité.
Aussi il y a un microclimat en Valais, c’est le canton le plus ensoleillé de Suisse autant que nice avec 300 jours de soleil/an. Souvent quand c’est bouché sur Evian et Lausanne en hiver c’est ensoleillé sur Vouvry.
A coté vous avez un Décathlon avec des prix équivalent a la France. Les appareilles électroniques (ordi, smartphone…) sont même moins chère qu’en France grâce la TVA a 8%. Je pense que vous allez être surpris. Près de 10’000 Vaudois et ex frontaliers d’Evians/Thonons sont installés en Valais et travaillent a Lausanne. C’est vraiment le bon plan.
Vouvry c’est top car proche du lac léman seulement 5mn en scooter de la gare d’Aigle (c’est ce que mon mari met). Il y a plein de place de scoot en face de la gare. Aigle au centre de Lausanne c’est 29mn en train. Il y a plein de places dans le train très pratique pour bosser sur son ordi. En 29mn on est au centre de Lausanne alors que D’Evians c’est 35mn de bateau plus 5mn pour marcher jusqu’au métro plus 15mn de métro pour rejoindre le centre donc près d’une heure soit le double de temps par rapport Aigle (Donc ça vous fait gagner 1 heure de transport/jours en habitant a Vouvry par rapport a Thonons). De plus le train fonctionne tout le temps, 2 par heure alors que le bateau ne fonctionne pas 8 a 10 jours/an a cause du vent. De plus il y en a peu donc si on le loupe il faut atteindre 1h30…

Concernant le chômage il est de 80% du dernier salaire en Suisse quand on a des enfants contre 57% en France. Croyez moi ce n’est pas négligeable.

Le Valais devient la région la plus attractive pour habiter et investir

L’économie valaisanne vit une mutation spectaculaire et bouscule les préjugés les plus tenaces à l’heure de la digitalisation. Dans le canton, les biotechnologies et les PME exportatrices montent en puissance.«Parfois le retard, c’est une chance. Cela peut obliger de sauter pour aller plus loin.» La personne qui s’exprime ainsi Marc-André Berclaz, le patron de l’EPFL en Valais, lorsqu’on l’interroge sur l’image que véhicule parfois le canton: grégaire, clanique, ultraconservateur, un peu à la traîne sur le plan économique. Les poncifs habituels, quoi. La réalité est différente. L’école polytechnique a ouvert une antenne à Sion en 2015. Et le groupe chimique Lonza va investir 400 millions à Viège pour agrandir son complexe Ibex, qui soutient la fabrication de médicaments biotechnologiques.

Longtemps porté par le tourisme et la construction, le canton se profile désormais dans l’innovation: biotech, énergies renouvelables et sciences de l’environnement. «L’industrie est le véritable moteur de notre croissance, plus que le tourisme et l’agriculture. Les biotechnologies et la chimie ainsi que les PME tournées vers l’exportation sont déterminantes. Ces dernières sont actives aussi bien dans la mécanique, le décolletage, le médical que l’horlogerie», détaille Christophe Darbellay, chef du Département de l’économie et de la formation du canton du Valais.

Les souvenirs douloureux de l’effritement d’Alusuisse à Sierre s’estompent. La digitalisation de l’économie bouleverse les pratiques. «Avec le digital, les distances sont gommées», souligne Marc-André Berclaz. L’absence d’un aéroport international pèse moins que par le passé. Les gérants de hedge funds de Verbier ou le Groupe Mutuel à Martigny ont de beaux jours devant eux. Lui voit le Valais comme un laboratoire du futur à ciel ouvert: «Il y a de nombreux produits à inventer, ici, au cœur des Alpes.» Le réchauffement climatique change la donne. La capacité à développer des solutions sera clé. L’extrême diversité de la région, où l’on passe de 400 à 4000 mètres d’altitude, pousse à la créativité. «La capacité à réagir à la nature sera essentielle au XXIe siècle.

L’EPFL veut marquer le Valais de son empreinte. Plus de 100 millions de francs y sont investis jusqu’en 2022. «À terme, 200 chercheurs travailleront sur les énergies renouvelables, 180 sur le réchauffement climatique et ses conséquences dans l’environnement alpin, et une trentaine sur le vieillissement et la santé.» L’objectif est de permettre à un maximum de jeunes entreprises d’émerger.

Les premiers fruits commencent à tomber sous forme de spin-off de l’EPFL: Sensàsion, spécialiste en électrochimie et microcapteurs, et ExerGo, présent dans le conseil énergétique, ont vu le jour. Demain, les cellules solaires à cristaux du professeur Nazeeruddin, véritable rupture technologique dans le domaine, permettront de lancer une nouvelle jeune pousse. Bref, les choses bougent à Sion.Mais l’EPFL n’est pas seule. Elle travaille en étroite collaboration avec l’incubateur de la fondation The Ark, l’outil cantonal de développement économique, et la HES sur le campus sédunois Energypolis. «L’idée est de passer de la recherche fondamentale à la valorisation», précise le patron de L’EPFL. «Notre force est que si une entreprise vient nous voir avec un problème donné, nous pouvons faire le lien avec l’EPFL ou la HES si nécessaire, puis l’accompagner sur l’ensemble de la chaîne de création de valeur», ajoute Jean-Albert Ferrez, président de The Ark.Le Valais fourmille de projets dans le high-tech. L’année dernière, The Ark a soutenu septante entrepreneurs, de la start-up à la PME. Les sites de la fondation sont multiples le long de la plaine du Rhône: biotechnologies à Viège et Monthey, axés sur l’intelligence artificielle à Martigny, la phytopharma à Conthey, l’énergie à Sion et en Entremont, ou encore sur l’informatique à Sierre. «Plus de 120 entreprises sont hébergées sur nos sites.» Ces synergies sont importantes pour soutenir la croissance, car le PIB valaisan ne figure pas dans le haut du classement suisse. Le canton a un autre atout dans sa manche. En matière de revenu disponible, il fait la course en tête en Suisse romande. Cela s’explique: les loyers sont attractifs, le prix de l’immobilier est raisonnable, l’assurance maladie demeure parmi les meilleur marché de Suisse et les allocations familiales sont intéressantes. «Le Valais est un eldorado en termes de pouvoir d’achat», confirme Christophe Darbellay.

Une fiscalité très intéressante pour les petites PME

Le canton ne veut pas rater le virage de la réforme de la fiscalité (PF17) des entreprises, visant à garantir la compétitivité de la Suisse. «On sera dans le coup. Il faut savoir que les petites PME, qui dégagent moins de 150 000 francs de bénéfice, connaissent déjà un régime très attractif avec un taux d’imposition d’un peu plus de 12%, précise Christophe Darbellay. Pour les multinationales, nous devrions passer de 21% à environ 16% lorsque le PF17 entrera en vigueur.» Pas très loin des 13% de l’arc lémanique pour ces dernières.Le Valais a aussi mis le paquet sur l’éducation, au sens large du terme. «Nous avons un gros volume de développement de projets en recherche appliquée», confie François Seppey, directeur général de HES-SO Valais-Wallis, qui compte 2500 étudiants. Du tourisme, en passant par la santé, les technologies du vivant, les systèmes industriels, le travail social, l’informatique ou encore le management, la HES a lancé plus de 1000 projets ces dernières années. «Un volume très important par rapport à la taille de notre économie.» Les compétences demandées par l’économie locale augmentent, ce qui va pousser les gens formés à s’établir ou à revenir en Valais.La typologie des jeunes pousses soutenues par The Ark, soit 157 projets depuis 2004, va dans ce sens. Le canton attire en effet largement au-delà de ses frontières: 37% des projets étaient le fruit de Valaisans, 29% de Confédérés, 22% d’Européens et 12% de non-Européens. «La qualité de vie joue un rôle de plus en plus important pour attirer des talents», ajoute Christophe Darbellay. Avec 300 jours de soleil par an, la petite arvine et le ski, le Valais paraît correctement outillé.

Des loyers très attrayants

Le canton n’a pas de peine à loger les intéressés. Les caisses de pension ont construit massivement de Monthey à Sierre depuis une dizaine d’années. Le taux de logements vacants est même très élevé. Il atteint 2,3%, alors qu’un taux de 1,2% est celui d’un marché à l’équilibre. Résultat: le prix des logements est très attrayant.Le groupe de chimie Lonza se renforce à Viège? La qualité de la main-d’œuvre locale s’est avérée primordiale pour devancer Singapour et l’Irlande, qui se trouvaient aussi sur les rangs pour accueillir la multinationale. «Bien formés, les gens s’investissent dans leur travail et sont prêts à ne pas compter leurs heures si nécessaire», relève Christophe Darbellay. La disponibilité du terrain a aussi constitué un élément important.«L’immobilier reste un levier de promotion déterminant dans le canton», confie Patrick Blatter, responsable de la promotion économique de Sierre.En termes d’image, le Valais reste pourtant considéré comme un canton clanique, jouant parfois avec la loi. À l’image des chalets construits illicitement à Verbier, après l’adoption de la Lex Weber sur les résidences secondaires, sans que la commune ne réagisse. «L’importance de ce phénomène diminue. J’ai parfois subi en politique ce côté grégaire, et l’on peut vivre avec. Je note aussi que des clans existent à Genève, Zurich ou dans le canton de Vaud, mais qu’ils prennent simplement des formes différentes», rétorque Christophe Darbellay. Peut-être la fin d’une époque.Les Valaisans reviennent de plus en plus, irrépressiblement happés par leur canton d’origineLeurs profils sont différents, mais ils ont une chose en commun. Après avoir travaillé à Genève, Lausanne ou à l’étranger, ces Valaisans d’origine ont décidé de revenir dans le canton poursuivre leur carrière. Trois parcours qui pourraient donner des idées à l’heure du numérique, où un ordinateur portable, un smartphone et une liaison internet suffisent souvent pour travailler loin des grandes villes.Catherine Gay Menzel: architecte, bureau GayMenzel, à MontheyAprès des études en architecture à l’EPFZ, à Zurich, elle s’est formée à Bâle, Berlin ou New York. L’architecte a notamment participé au projet de la Philharmonie de l’Elbe, célèbre salle de concert de Hambourg, lorsqu’elle travaillait pour Herzog & De Meuron dans la cité rhénane. Pourquoi revenir? «Avec mon mari Götz Menzel, nous avions la volonté de nous mettre à notre compte, de devenir notre propre patron.»Ils reprendront alors le bureau familial à Monthey en 2009. «En Suisse, il y a beaucoup de concours qui permettent de percer et donnent de la visibilité. C’est moins le cas en Allemagne.» Son bureau travaille à 90% sur des projets en Valais: Grand Hôtel du Cervin à Saint-Luc, halle de marché et arène de combat de reines de Goler, cycle d’orientation du Haut-Lac à Vouvry ou encore structures parasismiques à Monthey.«Il y a une très bonne énergie aujourd’hui dans le canton.» Elle vante les mérites du réseautage. «Les rencontres sont faciles, les personnalités accessibles – des politiciens en passant par les gens de la culture – ce qui facilite les échanges entre personnes issues de différents métiers académiques.» Mère de deux enfants, elle voit son avenir quelque part entre Saint-Maurice et Monthey.Marko Despot: éditeur, les éditions Noir sur BlancAprès des études de droit à l’Université de Fribourg, il travaille longtemps dans le monde du livre à Lausanne. Avec sa femme interprète et leurs trois enfants, ils décident, il y a trois ans, de poser leurs valises à Saint-Pierre-de-Clages. Pourquoi? Là aussi, la facilité pour se loger et la qualité de vie ont été déterminantes. «Avec 600 000 francs, tu peux avoir une chouette maison retapée.» Un ordi et un téléphone lui suffisent pour travailler. «Et je ne suis qu’à une heure en train de Lausanne, où je retourne ponctuellement pour le boulot.» Son épouse aussi travaille depuis la maison.L’épanouissement de leurs enfants au calme a pesé dans l’équation. «L’école publique est d’un très bon niveau.» L’éditeur note l’émergence de nouveaux pendulaires: «De plus en plus de Vaudois s’installent ici, tout en travaillant à Lausanne.» Lui non plus n’envisage pas de repartir.Vincent Baud: gestionnaire de fortune, Pleion, à SionAprès un passage à l’Université de Genève dans les années 90, il travaille dans le transport et les banques à Genève: Finansbank, Morgan Stanley Capital International et UBS, notamment. Il passe plusieurs années en Russie pour le compte de la grande banque suisse avant de revenir à Genève. Le retour en Valais l’an dernier avec femme et enfants? «Une des motivations est le logement. Il est possible d’acquérir ici une belle propriété pour le prix d’un 4-pièces à Genève ou Lausanne.»Mais son choix est aussi lié à la digitalisation de l’économie. «Avec internet et un téléphone, je peux travailler depuis n’importe où.» Sa clientèle internationale ne semble pas dérangée par son implantation valaisanne. «Mes clients adorent et passent à mon bureau de Sion lorsqu’ils se rendent à Zermatt ou dans d’autres stations de ski.» Lui retourne quelques jours par mois à Genève ou Zurich.Il est particulièrement sensible à la qualité de vie offerte ici: «Le calme, les espaces, les rapports cordiaux entre les gens.» La vie culturelle s’est par ailleurs passablement étoffée dans le canton. «Il y a de nombreuses expositions, concerts, théâtres, c’était beaucoup moins le cas il y a une trentaine d’années.» Bref, il est revenu pour rester.
(TDG)Créé: 29.09.2018, 22h41

Pour info on est 15’500 Français a vivre en Valais dont une bonne partie travaille sur Lausanne. La vie est y douce

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Bonsoir.
Deja merci pour votre retour, il est complet et important.
Nous allons voir cela car nous etions sur que la France est le bon plan. Ce qui est bien c’est que nous sommes dans le meme cas, 2 adultes et 2 enfants…

Ca permet de mieux comparer. Je vais creuser et vous tenri au courant. Merci deja par avance pour avoir pris le temps de cette explication.