Entreprise en France et vivre en Suisse

Bonjour c’est la 1er fois que je publie sur un forum …
Dans quelque années avec mon mari nous avons le projet de créer un petite entreprise en France et de vivre en Suisse avec notre fils.
Je n’ai aucune connaissance pour les démarches administratives …
Nous mettons en oeuvre notre projet dans 3-4 ans pour avoir assez d’argent de côté …
Pouvez-vous nous aider s’il vous plaît ?
Merci

Bonjour,

Vous ne donnez pas toute les informations pour votre projet, cependant sans employeur en Suisse pas de permis de travail/résidence et pas de possibilité de trouver un logement (sauf exception).
Et ce n’est pas votre entreprise sur France qui vous permettra d’avoir un permis de travail Suisse.

Le seul moyen est de créer une entreprise sur Suisse.

Mais pourquoi habiter en Suisse et avoir un travail sur France ? Au delà de l’aspect administratif il faut aussi prendre en compte le niveau de vie et franchement un salaire français ne vous permet pas du tout de vivre en Suisse (et je ne dis même pas bien ou confortablement).

Bonne journée.

Non c’est tout a fait possible. On les appelle les frontaliers a l’envers

«Ils ne sont pas très nombreux, sont peu connus et pourtant ils existent.» Voici, la définition que le Groupement transfrontalier européen (GTE) donne de ceux qu’on surnomme les «frontaliers à l’envers», qui vivent en Suisse et travaillent à l’étranger. Dans la région de Genève , ils seraient environ 500 à travailler en Haute-Savoie, selon le GTE. Un chiffre stable, comme l’indique Laurence Coudière, chargée de communication au GTE.

Au total, 23’000 personnes en moyenne résidaient en Suisse et travaillaient à l’étranger entre 2014 et 2016, selon l’Office fédéral de la statistique. Un peu plus de la moitié d’entre eux sont étrangers, alors que les autres sont Suisses. Un chiffre qui a plus que doublé en 15 ans, puisqu’ils étaient 11’000 entre 2002 et 2004.

Beaucoup choisissent de résider en Suisse car ils y ont une meilleure qualité de vie, ils veulent y scolariser leur enfants, meilleur système éducatif, meilleur environnement… On retrouve plein de chefs d’entreprises de 74 et 01 qui résident en Suisse, pour les hauts salaires ils sont gagnants. Bon bref il y a plein de cas différents.

On est en 2001 quand la jeune femme, alors âgée de 24 ans, et son compagnon s’installent dans la région. Il travaille et habite à Genève. Elle est à la recherche de son premier emploi. «A l’époque, ce n’était pas facile d’obtenir un permis B. On orientait les Français vers des permis frontaliers et on gardait les permis B pour les autres.» Fraîchement diplômée en sciences politiques européennes, elle postule de manière spontanée au GTE. «Je me suis dit que ça me ferait une bonne première expérience et, quinze ans après, j’y suis encore! Ça s’est fait un peu par hasard.»

La réflexion vient toutefois conforter ce choix. «On a envisagé de déménager en France voisine. Mais pour avoir la même qualité de vie, il aurait fallu s’éloigner de la frontière. Ce qui signifiait acheter une deuxième voiture.» Coût du véhicule, entretien, frais d’autoroute et essence… la facture atteint, selon son calcul, 300 000 euros sur trente ans.

Oui c’est tout a fait possible de résider en Suisse tout en travaillant en France ou pour travailler pour son entreprise en France.

Vous voulez vous installer dans quelle région de Suisse ?

Bonjour,

Dans vos sources ils disent habiter et travailler sur GE et ensuite avoir trouver du travail sur France. La le processus es inverse: du travail sur France et ensuite résider sur Suisse.
Je peux vous assurez que sans permis de travail ou autorisation de résidence personne (régie ou particulier) ne voudras leur proposer un bien à la location.

Quiconque travaille pendant son séjour ou séjourne plus de trois mois en Suisse doit être en possession d’une autorisation.

les autorisation sont le permis B/C/L qui sont toutes sujette à un contrat de travail ou promesse d’embauche Suisse pour au moins une personne du foyer.
La seule exception étant la démarche de résidence sans exercé d’activité lucrative (obtention d’un permis B après 3 mois) mais cela ne les concerne pas.

et ce document pour les permis de travail pour des gens provenant de l’UE:

Après au delà de tout ces aspect la question reste entière du pourquoi de la résidence Suisse ?

Le plus simple étant de contacter l’office cantonal de la population du futur canton de résidence.

Si c’est possible. Je connais le cas d’une entreprise de plomberie a la frontière coté Français, le chef d’entreprise réside dans le canton de Genève. Ce phénomène est assez courant. Et si tu as de gros revenus en France tu trouveras toujours une régie prêt a te louer un bien via une garantie bancaire de la banque…

Dans les 23’000 résidents Suisses qui travaillent en France, , Allemagne, Autriche, Italie la moitié sont étrangers, ils sont arrivés dans la régions ont trouvé par exemple un travail en Lombardie mais préfèrent résider a Lugano. Si tu as un salaire qui correspond au critère des 1/3 de ton salaire pour ton loyer tu trouveras un appartement surtout dans les régions ou il y a une une surroffre de logements comme en Valais.

Il y a des frontaliers résident en France qui ont leur entreprise en Suisse. L’inverse existe aussi. Ce que l’on peut faire dans un sens l’on peut le faire dans l’autre sens. C’est le système de réciprocité.

Oui ok on connait tous le cas de quelqu’un qui connait quelqu’un d’autre etc… La plus part du temps c’est des situations très exceptionnelles ou dans des cantons autres que ceux que l’on connait.

C’est dangereux de formuler de tel propos et cela donne un espoir qui se fracassera sur l’autel de la réalité.
En ce qui concerne Genève les frontaliers à l’envers ne pourraient pas l’être sans des sources de revenus complémentaire, les seuls que je connaisse (;-)) ont leur conjoint/conjointe travaillant sur GE.

Pour GE voila le formulaire de demande de résidence:
https://www.ge.ch/document/ocpm-formulaire-m-demande-autorisation-sejour-etou-travail/telecharger

Il est bien spécifié que la demande est: regroupement familial/activité lucrative (sur sol Suisse)/rentier ou sans activité lucrative/traitement médical/provenance d’un autre canton.

Sur le principe de la libre circulation et de réciprocité je ne dis pas le contraire mais à un moment ou a un autre pour résider légalement sur le territoire Suisse il faut une autorisation de résidence délivrer par le canton, la manière de l’obtenir est dans les liens fourni plus haut.

je ne dit pas que je détient la science infuse, les frontières sont ouverte sans autre difficultés mais il y a quand même une procédure administrative stricte à respecter pour résider en Suisse et le simple fait vouloir y résider n’est pas suffisant, quand bien même vous êtes issue d’une pays de l’UE et donc pas vraiment expulsable et que vous avez le porte-monnaie bien garni.

De plus dans les exemple que vous donnez rien n’indique qu’ils n’avaient pas le droit de résider auparavant par d’autres moyens (droit qu’ils ont prorogé ou acquis) sur le territoire Suisse et qu’ils ont créer leur entreprise par la suite, par exemple le permis C une fois que vous avez résider plus de 5 ans sur le sol Suisse.
Ou a l’inverse des résident Francais qui ont créer une entreprise en Suisse et qui ont par la suite pu résider en Suisse grâce à cela, mais ce n’est pas le cas de la demande initiale sur ce post.

Mais une nouvelle fois le moyen le plus simple d’avoir une réponse et des contacter l’office de la population du canton ciblé.

On est d’accord. Car honnêtement je ne sais pas quel type de permis il faut demander pour ça. Après, il est vrai que chaque situation est différente et il y a surement des paramètres que l’on ne connait pas.

Le plus simple dans ce cas là s’ils veulent résider en Suisse serait biensur de créer leur entreprise en Suisse. Il payerait en plus beaucoup moins d’impôts que si leur entreprise était domicilié en France et serait soumis a la législation du code du travail Suisse qui est beaucoup plus flexible.
Beaucoup de Français viennent en Suisse pour créer leur entreprise.

Jean-Charles Méthiaz, président de l’association des HEC Paris en Suisse, est un entrepreneur discret. Ex-consultant en stratégie chez Accenture et Titus (jeux vidéo), à Paris et aux Etats-Unis, il s’est établi en Suisse après l’explosion de la bulle Internet en 2001. Voilà dix ans qu’il y dirige sa propre société de conseils en entreprises, Lord Louise, à Genève, où il a bâti une équipe de cinq collaborateurs. Celui qui n’a longtemps connu la Suisse que de l’extérieur s’explique.

Pourquoi êtes-vous venu en Suisse?

Jean-Charles Méthiaz: Pour vivre, partager et incarner les valeurs helvétiques. C’est l’une des clés de la réussite ici. La Suisse est un pays féodal, dans le bon sens du terme: tant que l’on ne connaît pas quelqu’un, on reste prudent [mais pas méfiant]. Et une fois la confiance acquise, elle reste à vie. Ici, si un produit est bon, les gens en parlent autour d’eux et cela finit par se savoir.

Est-ce si différent en France?

Une grande différence réside dans la manière dont sont perçus et servis les entrepreneurs. Contrairement à l’hypercentralisation française, complexe et nuisible, l’Etat suisse est davantage à disposition du secteur privé et crée des conditions-cadres pour que ce dernier exprime au mieux son potentiel. Le système de formation helvétique, par son approche bottom-up, permet de gravir les échelons d’une société. Ce qui est quasi impossible en France, tant les cercles de pouvoir sont fermés.

A vous écouter, la Suisse serait l’endroit où il faut être en ce moment pour faire des affaires.

Incontestablement, c’est la Californie de l’Europe. Mais en mieux: on y trouve les mêmes composants de la réussite outre-Atlantique [libéralisme, conditions-cadres, moyens financiers, capacités en recherche et en développement, etc.], avec en plus une qualité de vie incomparable.

N’exagérez-vous pas un peu? Tout n’est pas si rose ici.

C’est vrai, il faut y mériter sa réussite. Les Suisses ont le choix et sont exigeants. Ils ont l’obsession de la qualité. Les Français ont trop longtemps considéré ce territoire comme une extension départementale de leur propre pays. En arrivant sur ce marché avec des produits médiocres, ils se font vite fait balayer.

Aussi

Benoît Calleteau, Marseillais et urgentiste de formation, est arrivé en Suisse en 2009. C’est ici qu’il a fondé, trois ans plus tard, M3AT. Sa start-up, aujourd’hui en pleine croissance, commercialise des collecteurs d’urine à usage externe (Urocomfor et Urinex), limitant le risque d’infection nosocomiale. Grâce au soutien initial de l’EPFL, il distribue son innovation (accessoires sans sonde) en Europe et outre-Atlantique. Réaction de celui qui était en son temps le médecin attitré de Jacques Chirac, alors ministre français.

Pourquoi n’avez-vous pas fondé votre entreprise dans votre pays d’origine?

Dans l’Hexagone, on rejette tout ce qui est atypique. Lorsque vous n’êtes pas un grand professeur en médecine, personne ne vous écoute. Alors que les Suisses s’intéressent davantage au fond qu’à la forme: ils ne regardent pas d’où vient une technologie, mais sa pertinence. L’innovation, c’est le pétrole helvétique.

Quelle perception ont les Français de leurs voisins suisses?

Pour le citoyen moyen, les performances helvétiques sont liées à l’argent sale et aux scandales financiers. Mais ce cliché cache en réalité une jalousie féroce.

Comment qualifieriez-vous l’accueil helvétique?

Les choses se sont faites naturellement et de manière très sereine. J’ai surtout été frappé par l’ouverture d’esprit des Suisses et l’énorme soutien qu’ils m’ont apporté. Chaque société devrait prendre sous son aile au moins une start-up pour l’aider à se développer.

aussi

Jean-Michel Domergue a fondé Fraikin Suisse en 2006. Ses deux antennes helvétiques – de part et d’autre de la Sarine – emploient aujourd’hui 11 salariés, pour un chiffre d’affaires de 7 millions de francs en 2014. Son groupe, lui, dispose d’un réseau de plus de 160 agences en France. Il est numéro un européen de la location de véhicules industriels et utilitaires. Entretien avec celui qui a créé le marché helvétique de la location longue durée de poids lourds et de voitures à vocation professionnelle.

En tant que Français, que vous inspire la Suisse?

Jean-Michel Domergue: En arrivant dans ce pays, ma vision d’entrepreneur était empreinte d’a priori. Ce qu’il en reste? L’image d’excellence et de qualité helvétique, en termes d’innovation et de création de richesses, a été largement démontrée. Avec un taux de chômage très bas et un climat social modéré, les rapports employeurs-employés sont des plus simples ici. La Suisse bénéficie de salaires attrayants et n’éprouve aucune difficulté à recruter. Le climat helvétique est économiquement très sain, contrairement à celui de la France.

C’est-à-dire?

J’observe que mes homologues dans l’Hexagone doivent, par exemple, constamment faire face à une réalité sociale beaucoup plus délicate.

Comment qualifieriez-vous le système politique suisse?

Le dispositif, à la fois pragmatique et consensuel, évite de faire de grosses bêtises. Ce qui est moins le cas en France, avec un fonctionnement majoritaire, plus pernicieux.

Chaque année des dizaines de Français viennent créer leur entreprise en Suisse. A mon avis serait plus simple pour l’auteur du post de créer son entreprise en Suisse, ainsi il pourra facilement y résider.