Droit chômage pour abandon de poste

Bonjour,

Je ne suis pas retournée travailler après mon congé maternité. Sans aucun moyen de communication pendant 2jours, je leur ai transmis mon certificat médical après le 3ème jours. Considérant cela comme un abandon de poste, un choix volontaire de ma part de ne pas revenir à mon poste, j’ai reçu un mail de licenciement de la part de mon directeur. J’ai donc contesté cette décision, en vain.
Je me suis donc inscrite à pôle emploi afin de bénéficier des ARE mais elles m’ont été refusées car ils considèrent que j’ai démissionné.
Avez vous des conseils pour faire valoir mes droits au chômage?

Merci d’avance.

JV

Si vous étiez malade, ce n’est pas un abandon de poste, mais bref…

Vous avez contesté comment?

Du point de vue légal, un abandon de poste est une démission, une démission illégale qui ouvre droit à des indemnités en faveur de l’employeur.

J’ai contesté par mail, en disant que je n étais pas en mesure de les joindre, en leur joignant mon certificat médical. J ai appelé ma protection juridique qui m a confirmé que mon employeur avait ce droit, car il s’est protégé dans cette mesure (appels,mails).

Non. C’est un mauvais conseil, la jurisprudence parle d’abandon définitif et intentionnel, pas d’impossibilité temporaire.
Fondamentalement, vous pouvez même partir de votre poste en hurlant que jamais vous ne reviendrez et revenir le lendemain. Vous serez peut être licencié, mais pas pour abandon de poste, il y a une jurisprudence du TF assez claire là-dessus.

Je n’ai pas tous les éléments mais s’il vous était matériellement impossible d’appeller votre employeur, changez de protection juridique.

Contester, c’est passer par la voie légale, les prud’hommes dans votre cas.
Protester, c’est dire à votre employeur que vous n’êtes pas d’accord.

Cela s est passé en Mai 2019. Ai je encore le droit de contester quelque chose auprès de mon employeur? Puis je réclamer un licenciement plutôt qu une déduction d abandon de poste? Vers qui dois je m’en tourner pour cela?

Merci.

Les prud’hommes. Mais c’est sans doute trop tard.

En l’occurence, j’imagine que vous avez eu un licenciement immédiat, la prescriptions est de 180 jours dès la fin des rapports de travail.
Par ailleurs, avant de passer aux prud’hommes, il aurait fallu faire opposition (juridiquement) par lettre recommandée à votre employeur durant le délai de congé usuel.

Ppur le futur,e Guide Social Romand est un excellent moyen de connaitre et faire valoir ses droits, il prévoit des fiches explicatives selon chaque Canton, de manière à connaitre la procédure adéquate.

https://www.guidesocial.ch/recherche/fiche/travail-le-contrat-de-travail-135

Merci pour vos informations. Je vais essayer de batailler avec pole emploi pour faire valoir mes droits. Je crois que c’est la seule chose que je peux encore faire.