Développeur Javascript junior

Bonjour,

J’ai 38 ans et me suis reconverti dans le développement web en 2017 via une formation professionnalisante et diplômante. Je travaille depuis 10 mois dans une SSI bordelaise sur les technos Drupal 8, Laravel, et récemment Angular (via le framework Ionic). Je souhaiterai monter en compétences sur Angular et Javascript en particulier.

Dans la région bordelaise, il y a beaucoup de demandes pour des technos javascript comme Angular.

Mes questions sont simples:

  1. Quelle sont les besoins en suisse romande pour des développeurs Javascript ?
  2. Un petit jeune de 38 ans qui a 1 ans d’expérience et qui est extrêmement motivé pour monter en compétence a t-il une place en suisse romande, ou bien les étrangers recherchés sont en général des personnes expérimentées?
  3. Quel est le salaire pour un développeur Javascript avec un an d’expérience?

Je vous remercie d’avance pour vos précieux points de vue et retour d’expérience.

Cordialement

Les étrangers ne sont pas recherchés, à plus forte raison quand ils habitent à l’autre bout de la France.
Les entreprises suisses cherchent à recruter dans l’informatique oui, mais des locaux uniquement.
De plus, vous n’avez qu’un an d’expérience et pas forcément de diplôme reconnu. Votre seule chance sera de tenter de postuler dans une maison d’abatage qui paie au lance-pierre.
Bref, je préfère être clair avec vous : personne ne vous attend.
Vous pourrez vous convaincre du contraire en allant vous promener sur le blog de Talerman ou bien en écoutant les donneurs de leçons qui ont trouvé du travail là-bas [il y a 15 ans…] mais la réalité c’est que le recrutement d’étrangers est bel et bien terminé.
Pour ma part, j’ai 10 ans d’xp en info avec un CV pas dégueu et en 2 ans de recherches, ça n’a absolument rien donné, et pourtant je ciblais les offres qui me correspondaient totalement !
En espérant vous avoir évité de perdre votre temps…

Je modérerai l’avis de @watchdog en disant que oui c’est possible, je suis parti de Toulouse pour aller travailler sur Lausanne mais j’ai été recommandé par quelqu’un installé en suisse, avoir du réseau est le meilleur moyen de pouvoir trouver un job ici (en plus d’avoir un bon CV voire 1 ou 2 spécialité recherchée sur le marché)

Tout à fait d’accord avec vous @Brun0, c’est le réseau qui fait la différence. Car grosso modo tout le monde a un bon CV ici

Bon, vous reconnaissez vous-même que tout marche au piston là-bas…
J’aurais juste aimé que cette information soit un peu plus visible avant de perdre mon temps en candidatures inutiles.

Pas uniquement, il faut aussi avoir un bon CV.
En France aussi ça aide d’avoir des recommandations, ce n’est pas speicifique à la suisse.

Avoir un bon CV ça c’est entendu, ça me paraît logique d’ailleurs.
Mais en France je n’ai jamais eu besoin de faire jouer des « recommandations » pour trouver un emploi rapidement et pourtant le chômage était et reste bien plus élevé qu’en Suisse. En Suisse, aucune de mes candidatures n’a aboutit, pas une seule ! Et pourtant j’en ai envoyé un paquet. J’ai tout essayé : le privé, le publique, les CDI, les CDD, les petites boîtes, les grosses, du Valais au canton de Berne, rien, nada. Bon tant pis, aujourd’hui j’ai fait une croix définitive sur la Suisse mais à mon avis il y a des non-dits en matière de critères de recrutement…

En tout cas merci pour ces retours. Cela corrobore avec ce que j’avais pu lire.
Ceci dit c’est intéressant car j’ai deux collègues (l’un chef de projet IT et l’autre développeur C++) qui ont été reçus en entretien à Genève et Lausanne alors qu’ils étaient à Bordeaux et n’avaient aucun réseau en Suisse. Le développeur a même reçu une proposition. Comme quoi…
Pour ma part on m’avais annoncé qu’après une formation de 6 mois de développeur dans le cadre d’une reconversion ( et donc peu d’expérience), j’aurais du mal à trouver du travail. Résultat, j’ai décroché un poste après ma première demande et maintenant je m’éclate sur Angular…

Pour ma part, je n’ai eu aucun problème pour devenir frontalier en informatique sur Genève. Les offres sont légions, et j’ai pu faire mon choix sur plusieurs offres qu’on m’a faite.

Je modère donc largement l’avis d’une seule personne qui n’ayant rien trouvé, vient crier haut et fort que c’est fini.

Les français ont une mauvaise appréciation de la situation. Ils ne sont que un candidat étranger parmi plein d’autres candidats étrangers. Ils auront comme concurrent des anglais, des indiens, des américains et des candidats de pleins d’autres origines mais ayant tous en commun de venir d’universités ou ayant des parcours professionnel bien plus costaux que les candidats français.
Par ailleurs le candidat français sous estime l’importance de parler une ou plusiers langues étrangères. Une maitrise haute de l’anglais est le minimum. Allemand très important. Mais, selon la boite, le russe, le chinois, l’italien, l’espagnol sont un plus.
Dans le coin de Bâle, les frontaliers de nationalité anglaise, irlandaise, américaine ou même indienne ont des curses bien supérieurs à ce qui sort des cycles de formation en France. La conséquence est évidente: ils ont des postes avec des salaires très élevés, supérieurs à 10000 chf net par mois.

Combien d’alsaciens sont dans le management des sociétés de la Pharma Bâloise?

La mondialisation c’est au cela.